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2 - LES MARCHES

LES MARCHES ET FOIRES

1834 - Halle du marché aux cochons
Place de Beauregard (actuellement place des Martyrs de la Résistance)

La situation géographique de Raon l’Étape en fait une ville très dynamique commercialement. 

Située sur l’axe Alsace-Lorraine, des droits de vente sur toutes les marchandises apparaissent dès 1491. Des marchands Suisse et Vénitiens y sont même rencontrés. 

En plus des quatre foires annuelles créées en 1590 par le duc Charles III, le marché hebdomadaire existe déjà sans connaître une date exacte de son établissement. 

Marché aux cochons à l’ancienne halle construite en 1834 sous l’impulsion du maire MARCHAL (lieu transformé ensuite en salle des fêtes communale avant 1914), marché aux blés, marché aux vins et naturellement le commerce du bois se développent, chacun dans un lieu différent. 

En 1846, foires, le 1er samedi de février et le 4ème samedi d’octobre. Marchés considérables tous les samedis. Ce marché des produits de consommation courante trouve sa place au centre ville. Les actuelles rues Jules Ferry et place Robert Tisserand sont recouvertes d’étals. Bien souvent, les aliments passent sans intermédiaire, directement du producteur au consommateur. Petit à petit, il faut instaurer une réglementation. 

Le 24 juillet 1875, un arrêté du maire stipule : « Il est interdit d’étaler des marchandises sur la voie publique sans autorisation de la municipalité »
Toutefois l’économie traditionnelle et principalement commerciale de Raon l’Étape subit une profonde mutation : le commerce avec les régions voisines occupées ne se rétablit pas vraiment. Le flottage du bois, d’ailleurs concurrencé par le chemin de fer se voit condamné après une crise de chômage. 

Le marché aux grains est épuisé (les quatre moulins sont fermés). Le nombre de producteurs diminuent tandis que celui des consommateurs augmente : Raon l’Étape devient un centre d’écoulement de denrées autres que les grains. Il en est de même pour le marché aux bestiaux (bœufs, vaches et chevaux) qui se déroule places du Marché aux Bêtes (place de la République).

Le marché aux porcs place Beauregard (place des Martyrs de la Résistance) est transformé en salle de bal où les anciens disent : « on va danser aux cochons ».

C’est le marché traditionnel populaire du samedi très fréquenté, qui est le rendez-vous de la foule. Il devient aussi nécessaire de prendre des mesures de protection comme le 23 novembre 1911. « Considérant que des marchands vendent au public des œufs conservés ou provenant de l’étranger pour des œufs frais, ceux-ci comme toutes les autres denrées doivent être vendus sous leur véritable dénomination »

Le 12 juin 1913, le conseil municipal vote la création d’un marché hebdomadaire qui se tient les mercredis et samedis car les habitants ne peuvent que se procurer difficilement les objets de consommation journalière indispensables. 

Le 4 juillet 1914 comme les heures déterminées pour l’ouverture du marché ne donne pas satisfaction à la population, de nouveaux horaires sont établis.

Lieu de rencontre privilégié, le marché journalier permet outre de faire ses achats, de converser entre badauds. Pour les paysannes qui viennent vendre leurs produits, c’est une véritable expédition. Beaucoup d’entre- elles couvrent avec leurs paniers ou une petite charrette de nombreux kilomètres, une à deux fois par semaine. C’est en cours de route ou sur place que s’échangent les nouvelles, cancans, les prix des denrées, les combines et les recettes de grand-mère. Combien de réputations se font-elles entre un panier à œufs et deux fromages ? Les ménagères quant à elles voient là, une coupure dans leur journée, passe aux soins du ménage et se retrouvent entre amies pour effectuer leurs emplettes. Dans une société marquée encore par l’agriculture, le marché revête une importance bien particulière non seulement par le phénomène commercial qu’il présente mais également par son rôle de lieu de communication. En ont-elles conscience les paysannes lorsqu’elles franchissent l’octroi de la ville. En fin de marché, tout est remballé dans des malles en osier. Ces malles sont chargées sur une charrette à bras qu’il faut encore ramener à la maison et les trajets sont quelquefois longs.

Après la première guerre mondiale, la régression des marchés aux blés permet après réorganisation de l’intérieur, l’investissement des Halles par le marché couvert. Le développement de la circulation automobile amène des déplacements successifs. Le 1er juillet 1938, seules les places de la Mairie (place Robert Tisserand) et de la République sont utilisées. Décision contestée par les forains qui obligent le conseil municipal à revenir à l’ancienne formule. 

Le 5 mai 1947, il est décidé que le marché se tienne devant l’Hôtel de Ville et sur la place de celui-ci, place de la Résistance, rues Docteur Raoul et Jules Ferry, côté gauche depuis le café des Vosges jusqu’à la maison L’HUILLIER. 

Dans les années 1950, il est transféré rue Pierre Curie, Anatole France et quai de la Victoire avant que le marché couvert ne disparaisse en 1996. 

Dorénavant, il se tient rues Pierre Curie, Anatole France, Gambetta, Viviani, là où deux siècles plus tôt se situe le marché aux vins.


 Les marchés
Les marchés
(rue Jules Ferry)
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