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8 - LES SCIERIES

LE DÉVELOPPEMENT DES SCIERIES


Avant 1871, les communes de Raon l’Étape et de Laneuveville-lès-Raon sont complètement délaissées d’industries et tournées vers l’activité du commerce des bois. Toutefois, l’industrialisation permet à La Neuveville de se développer qu’après la guerre de 1870. Néanmoins l’annexion de l’Alsace-Lorraine entraîne une émigration de chefs d’entreprises de ces régions. Ainsi après la guerre de 1870, l’implantation de sociétés ou d’usines permettent à Laneuveville de se développer. L’ouverture de la gare du chemin de fer en 1864 lui favorise un développement d’industries dans la commune contrairement à Raon l’Étape, qui ne possède pas assez d’espace libre pour recevoir des bâtiments et de concevoir des voies de circulation. Les industriels sont souvent des réfugiés alsaciens-lorrains fuyant l’occupation allemande. Le bois étant une des principales ressources de la région prend un nouvel essor et, diverses scieries s’implantent ainsi dans le secteur. 




LA SCIERIE « MESSINE »

Pourquoi scierie «Messine» ? Ce mot dérivé et signifiant originaire de Metz (57), vient des anciens propriétaires du 19ème siècle, marchands de bois messins qui exploitent les coupes vosgiennes, façonnent les planches au bord de la Meurthe à Raon l’Étape, à pied d’œuvre tout près du port pour construire les trains de flottes à destination de Metz (57). Ainsi, issu d’une famille industrielle messine ayant quitté cette ville en 1870 pour ne pas devenir allemande, Louis GEISLER crée devant le port de flottage de Raon l’Étape, cette scierie appelée «scierie messine» située au confluent du canal de la Plaine (dit canal du Moulin) et de la Meurthe, au bout de l’impasse qui porte encore son nom de nos jours. Quant à cet homme entreprenant et inventif, il joue un grand rôle par la suite dans la vie économique raonnaise puisqu’il fonde la papeterie des Châtelles après 1870 (voir chapitre intitulé «Les Châtelles»). Cette scierie devient par la suite l’un des nombreux établissements de la maison LECUVE mais elle conserve son appellation de scierie «messine».

Scieries

LES SCIERIES LECUVE


Les scieries LECUVE sont très nombreuses. Il en est dénombré 99, les impositions étant plus conséquentes à partir de 100 entreprises. Parmi la myriade de scieries des établissements LECUVE, la maison mère se trouve à La Neuveville-lès-Raon. Elle possède une usine centrale faisant fonction de scierie parqueterie, 4 scieries mixtes et 17 hydraulique puis elle exploite des scierie de jouissance. Cette centrale fonctionne jusqu’en août 1949, année où un incendie la détruit mais elle continue ses activités au ralenti jusqu’en 1960.  La façade de l’atelier  mécanique est abattue au printemps 1997.


La famille LECUVE

Château "Robert" résidence LECUVE

Citons que ce "château Robert" était la propriété de Marie DIEUDONNE Eugène Robert né en 1855 à Lunéville (54). Vers 1901, l'intéressé acquiert sur le versant Nord de la côte de Répy, un terrain qui surplombant la commune de Laneuveville (88). En ce lieu, il fait édifier sa résidence familiale. Toutefois suite au désagrément du climat non supporté par sa compagne et des dégâts ayant été commis durant la première guerre mondiale en 1914 par l'artillerie, monsieur Robert vend alors ce bien à l'exploitant forestier LECUVE Paul. L'édifice est racheté ensuite en date du 29 septembre 1960 par la société DELATTRE-LEVIVIER pour servir de colonie de vacances et où des annexes sont construits. Puis le 19 décembre 1985, les héritiers LECUVE reprennent possession du château afin de le revendre le 5 novembre 1991 au couple MASSENEZ.

   
Nombre de scieries à Raon l’Étape

Nombre de scieries répertoriées 13
Haut fer 10
Scies à ruban 15’
Scies circulaires 21’’
Scie horizontale 1
Scies multiples 3
Rouleaux + déd. 7
Autres 5

LECUVE Charles vers 1902
(*) Né le 20/08/1857 à Vexaincourt, (88) Charles Louis LECUVE est fils de Pierre LECUVE (1830-1869), instituteur à Vexaincourt (88) et de Marie BART, originaire de Bionville (54). Devenu exploitant forestier et menuisier, Pierre LECUVE s’installe à Allarmont (88) et devientt maire. C’est ainsi en poursuivant le développement de l’activité de la société familiale que la première scierie LECUVE est créée à La Neuveville-lès-Raon en 1888 par Charles LECUVE et son frère Paul. 


L'EXPLOITATION DU BOIS

Comme chacun le sait, le bûcheron coupe et ébranche l’arbre,  le schlitteur et le voiturier transporte le bois à la scierie. Le sagard transforme les tronces en planches et les laisse sécher pendant un an sur le chantier avant d’être acheminées par voiture à diverses destinations.

Exploitation bois

LE SCHLITTAGE


Le schlittage ne se pratique plus mais cette pratique était encore courante il y a une quarantaine d'années.

Exercice typiquement vosgien à la fois très physique et périlleux. L'homme s'adossait à l’avant de l’engin pour le freiner et le guider dans sa descente à la force de ses jambes, il va de soi que la vigueur et l'adresse du "schlitteur" devaient être exceptionnelles car un accident pardonnait rarement.

Il consistait à faire glisser soit descendre de lourde charge de bois de chauffage sur un «rafton», un chemin de schlittage de bois placés comme des traverses de chemin de fer constitué de rondins retenus par des piquets « coins » spécialement aménagé sur le flanc des montagnes. Les bois débités, posés à même le plateau d’un vaste traîneau appelé «schlitte» est redescendu dans la vallée par ce biais. 

Une schlitte était comme une grande luge avec de longs patins qui remontent à l'avant. Elle était en hêtre ou en frêne et pèse 28 kg à vide. Chargée, elle pouvait peser jusqu'à trois tonnes. 

Schlittage


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